Le 28 janvier 2026
La qualité de l’air est aujourd’hui l’un des défis sanitaires et environnementaux les plus importants à l’échelle locale. Or le transport routier, largement dominant dans les déplacements quotidiens, demeure l’un des principaux responsables de la pollution atmosphérique.
Face à ces enjeux, les collectivités jouent un rôle déterminant en développant des politiques de mobilités dites « actives ». Ainsi, elles contribuent directement à favoriser un mode de vie plus sain, plus accessible et moins émetteur. Lorsqu’on parle de mobilités actives, il s’agit de repenser les aménagements, mener des actions de sensibilisation et encourager les usages du vélo et de la marche.
Les véhicules thermiques émettent différents polluants. À l’échelle de la France, le transport routier représente à lui seul :
Ces polluants proviennent de la combustion, mais aussi de l’usure des pneus et des freins, et participent à la formation d’ozone troposphérique, un gaz à effet de serre et également nocif pour la santé (irritant pour les voies respiratoires).
La pollution atmosphérique est responsable de près de 40 000 décès prématurés chaque année, soit environ 7 % de la mortalité totale en France (Santé publique France, 2021).
Malgré une baisse des polluants émis, les niveaux de concentrations restent préoccupants :
Afin de réduire l’exposition des habitants, les collectivités se reposent sur deux grands types d’actions : favoriser les véhicules moins émissifs (grâce à la norme EURO1) et réduire le trafic routier.
Certaines villes s’engagent fortement en faveur des véhicules électriques et des transports publics décarbonés, comme la Ville de Grenoble qui a déployé une flotte de bus 100 % électriques, réduisant drastiquement les émissions locales.
Par ailleurs, dans des métropoles comme Paris et Lyon, 52,3 % des voitures sont désormais classées Crit’Air1 ou « zéro émission ».
Favoriser les mobilités douces grâce au vélo en location ou libre-service, les itinéraires piétons, etc., permet de réduire l’usage de transports motorisés tout en améliorant la qualité de vie. Les aménagements prévus à cet effet aident à réduire le bruit et à garantir la « marchabilité » des espaces publics, ce qui crée aussi des lieux vivants et animés, plus sobres et inclusifs.
Les dispositifs de covoiturage se multiplient également :
Enfin, les collectivités développent de plus en plus le principe de « logistique urbaine durable » afin de réduire les livraisons polluantes en centre-ville. Cela repose sur l'usage de vélos cargo pour le dernier kilomètre à parcourir.
Changer les comportements de mobilité n’est pas une entreprise facile. Au-delà des infrastructures, les collectivités peuvent mettre en place des actions d’accompagnement, selon différents leviers :
Je souhaite être accompagné dans mes démarches
La Communauté de communes du plateau de Frasne et du val du Drugeon (6 341 habitants) a lancé le Lab’Mob en 2021, un laboratoire de mobilités pour élaborer son Schéma Local des Mobilités en co-construction avec habitants, élus et acteurs locaux.
En instaurant un dialogue continu, la collectivité fait évoluer les pratiques et lève progressivement les freins à la mobilité durable. Au total, 8 expérimentations ont été planifiées/réalisées depuis le lancement du Lab’Mob.
La Ville de Lannion (21 356 habitants) a engagé une démarche participative innovante pour construire son plan piéton sur 9 ans. Grâce à l’outil numérique Ville Marchable, et au détour d’une large enquête en ligne, les habitants étaient invités à évaluer la marchabilité de leurs rues. Des diagnostics terrain et des analyses cartographiques sont venus consolider les premiers résultats.
Les exemples présentés soulignent l’impact des véhicules routiers sur la qualité de l’air. En somme, diminuer leurs émissions à l’échelle des collectivités permet de l’améliorer considérablement.
En agissant sur les transports, les territoires réduisent directement l’exposition des habitants aux polluants, tout en accompagnant des changements durables de pratiques.
Qu’il s’agisse de réduire le trafic routier, de déployer des alternatives à la voiture individuelle ou de travailler l’acceptabilité des évolutions de mobilité, les collectivités disposent de marges de manœuvre réelles. Les démarches les plus efficaces reposent sur une combinaison d’actions : infrastructures adaptées, accompagnement des usages et participation des habitants.
Le programme Territoire Engagé Transition Écologique accompagne les collectivités dans la structuration de leurs politiques de mobilité et d’amélioration de la qualité de l’air, en apportant des repères méthodologiques, des retours d’expérience et un appui opérationnel à chaque étape du projet.
Vous avez envie d’aller plus loin ? Voici deux ressources complémentaires :
Vous êtes une collectivité et souhaitez structurer ou renforcer votre action en faveur de la qualité de l’air, notamment à travers les politiques de mobilité ?
Le programme Territoire Engagé Transition Écologique vous accompagne pour identifier les leviers adaptés à votre territoire, mobiliser les acteurs locaux et passer de la stratégie à l’action.